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Siltaar, Ashael et Armando y séjournent le temps de remonter à bord.
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 Les Naufragés de la Belladone.

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La Manticore


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MessageSujet: Les Naufragés de la Belladone.   Dim 14 Fév - 5:10


“ Tempêtes et naufrages... ”


La déchirure terrible sur le flanc fragilisé de la Belladone rendait l’évolution ardue. Les bourrasques impétueuses de l’ouragan qui déferlait sur la mer des Lamentations agitaient le bâtiment, autant de spectres  vengeurs qui auraient souhaité le faire chavirer dès la première embardée furieuse. Poursuivant sa fuite des canonnades menaçantes dont l’écho résonnait encore sur les eaux agitées, voilà que la Belle Dame semait ses poursuivants de quelques tirs de pièce de fuite, précis et fulminants. Les rouleaux véhéments portaient les cris de joie et de célébration de l’équipage pirate jusqu’alors sorti d’affaire, malgré le piteux état de leur embarcation dont la figure de proue, les débris de bastingage éclaté et autres planches de coque ou de pont gisaient dans ce sillage sidérant.

Le pavillon léonin fut hissé sur ordre du second, afin de gagner un temps précieux en incitant - par ce leurre - leurs rivaux à ne pas sonner l’alerte, l’affaire de cette traversée de l’orée de l’Arche. Le bordé bravant l’île de la Griffe, encore vierge d’impacts trop ostentatoires, les gardait d’une suspicion trop preste. Ces forbans s’activaient pourtant hâtivement sur le tillac meurtri d’un impact scélérat de boulet ennemi ayant neutralisé la trésorière ainsi qu’un artilleur. Tous se préparaient à une manœuvre risquée, cette allure vent arrière manquait à chaque seconde d’écorcher, lacérer, séparer les voiles de leurs vergues ployant sous les rafales endiablées. Néanmoins, leur progression furieuse se devait de changer de cap.

Prenez l’ris, faut perd’e d’la vitesse ! A tribord toute ! Cap plein sud ! hurla l’officier en charge de leur stratégie de retraite.

Il en était conscient, ce virement de bord était sans nul doute l’exercice le plus périlleux qui soit en cet instant, compte tenu du souffle hurlant qui flagellait la Belladone de toute part. La rapidité du vaisseau accidenté s’amenuisa à vue d’œil malgré les courants réticents, et les marins expérimentés guettèrent attentivement les rocs menaçants que cette île ennemie leur opposait.
L’opportunité vint prestement.

Choquez l’voiles, gaffe à l’bôme, t’nez-vous bien ! On vire d’bord les gars ! clama-t-il alors que ses puissantes mains drapées de cuir glissaient sur l’écoute de la voile de misaine.

Et la barre s’encoléra de plusieurs révolutions frénétiques, un virage brutal dont l’écho lugubre du bois cassant retentit violemment dans la cale secouée. Le pont obliqua sous un angle inquiétant, les mâts chancelant dangereusement à bâbord et balançant les gabiers suspendus à leurs amures et écoutes à la façon de primates improvisés. Des rugissements ahuris s’élevèrent depuis les voiles jusqu’aux canons, que les artilleurs abandonnaient peu à peu à leur sort, s’en allant équilibrer le tillac rompu et les cordages péniblement tourmentés par autant de mains crispées. D’une bascule féroce rééquilibrant le bateau, les mathurins furent projetés sur les planches torturées, indemnes bien que pantelants. Tous reprirent aussitôt leur poste alors que les écoutes étaient de nouveau bordées pour reprendre leur chemin imprudent vers une destination lointaine.


Les Six ne leur en auront pas laissé le loisir.

Un sifflement intense précédant une trombe de vent sans pareille gonfla la grand voile, une puissance phénoménale qui se heurta brusquement sur tribord. Un craquement sinistre. Une giclée écarlate. Un hurlement de douleur. Emporté par un bout choqué par la force colossale de la bourrasque, le bras d’un pirate se prit dans une poulie charr mise en place pour le déplacement des pièces les plus pesantes, et se brisa net, ne laissant qu’un amas de chair sanguinolente. Trois d’entre eux furent éjectés de leurs vergues tant la secousse fut rude, et chutèrent dans les eaux tourbillonnantes.

Des hommes à la mer ! s’époumona un artilleur.

Ses compagnons d’infortune se précipitèrent sur les quelques gaines flottantes ceintes au mât de beaupré dans le but de les larguer au plus près de leurs confrères paniqués, barbotant laborieusement à la surface agitée de cette mer colérique. La tempête n’avait pourtant pas expiré son dernier soupir. Une nouvelle rafale, plus énergique encore, vint percuter la voile de misaine abandonnée par ses gabiers se noyant peu à peu et ayant noué l’écoute à son attache.

Une manœuvre fatale.

Tandis que la toile ne se déchirait pas, le mât de misaine, sapé par un boulet rival, se coucha dans un déracinement assourdissant, charriant cordages, voiles et matelots avec lui jusqu’à voler en éclat contre le rebord du tillac. La panique gagnait du terrain, si bien que les plus terrifiés – ou bien les plus sages – se jetèrent à l’eau sans plus de cérémonie, quittant ce navire soumis à des forces bien trop redoutables pour lui. Capitaine, second, quartier-maître, cambusier ainsi que trésorière, eux, ne se joignaient pas à cette fuite désespérée. Les environs subaquatiques rocheux ne leur étaient pas les plus hospitaliers, et demeurer à son poste semblait manifestement être le salut le plus digne qui soit. Tentant de maîtriser la bête enragée en laquelle cette embarcation s’était alors métamorphosée, un coup dur supplémentaire frappa l’équipage affligé.

Le gouvernail s’écrasa violemment contre un récif scélérat, et la roue finit alors par ne plus obéir aux manœuvres que le barreur lui imposait encore, désespéré. Les lames aqueuses s’enhardirent à baigner progressivement la cale au flanc avarié, ne prêtant guère attention à qui y garnisonait encore.

Les dés étaient d’ores et déjà jetés. Ne restait alors plus qu’à prier les Six pour un trépas propre et rapide, et un sanctuaire marin honorable au large de l'île de la Mouette Rieuse, sous l'œil avide et moqueur de l'amirale Covington…
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